Retour sur l’Atelier du 04/12/2013 : À propos du Toucher

Posté par Atelier Clinique le 15 juin 2011

La question du toucher dans l’entretien clinique

 

 Quelques situations cliniques soulevant la question du toucher ont été évoquées, dont le clinicien peut être l’objet, ou encore dont il peut être le témoin (cf. scène où un petit garçon jouit sans entrave du corps de sa mère), autant de cas où le rapprochement et la jouissance qui s’y adjoint ne semble ni interdite ni impossible.

On a souligné l’importance de réintroduire ce tiers qu’est le langage pour limiter, empêcher, stopper ou border la jouissance directe de l’objet, pas seulement pour faire déconsister le statut d’objet de celui qui subit le rapprochement mais aussi pour renvoyer chacun des interlocuteurs à sa responsabilité quant à ce qu’il vise et ce qui advient.

Lors de sa venue à Antibes en 2007, Jacques-Alain Miller critiquait les approches « psys » qui proposent des suivis à distance (par téléphone, internet…) justement parce qu’elle ne mettent pas en jeu le corps, et il soulignait que si la rencontre clinique permet bien quelque chose c’est justement « la possibilité de toucher ».

Bien sûr que chaque clinicien aura sa façon bien singulière de reprendre de telles situations si elles surviennent mais plus qu’une question de style, il s’agira surtout de repérer ce que cette « possibilité de toucher » convoque comme registre [imaginaire (impuissance), symbolique (interdit) ou réel (impossible)] et d’interpréter avec le mode qui convient en fonction de là où le rapprochement se situe (RSI), en tenant compte de la singularité du sujet qu’on reçoit (Névrose, Psychose, Perversion), et du type de transfert qui est engagé.

 

Salvatore MAUGERI

 

 

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