Retour sur l’Atelier du 30/05/08 : Jouissance ; sujet dans la psychose ?

Posté par Atelier Clinique le 3 juin 2008

Face à cette question de la jouissance déjà posée par une étudiante à travers l’évocation du texte d’un professeur traitant d’une « jouissance de l’être« , il a été repéré que chacune des participantes de l’atelier avait une conception tout à fait singulière de la définition possible de la jouissance. Pour certaine, il s’agissait plutôt d’un concept métapsychologique pour dire le rapport du sujet à son être, pour une autre, la jouissance était plutôt équivalente d’un modèle sensitif de son rapport au corps; pour une autre encore, la jouissance était définie comme correspondant strictement à la pulsion de mort. 

Il a donc fallu tirer la conclusion que ce concept était encore difficilement compris et que son usage devait être précisé afin que la confusion avec la pulsion soit un peu atténuée. Pour autant, apporter une définition rigoureuse de la jouissance ne nous a pas été facile et méritera que nous y consacrions encore quelques séances.

C’est en nous appuyant sur le paradoxe de Zénon, que nous avons illustré qu’une distance, bien que finie, est infiniment divisible. Ainsi, lorsqu’une flèche franchit la distance connue d’un point A à un point B, elle réalise d’une certaine manière l’impossible puisqu’elle devrait mathématiquement être condamnée à franchir indéfiniment la moitié de la distance qui la sépare de son but.

Ainsi, une distance finie (1) n’est pas seulement composée de la somme de ses moitiés mais comporte un reste, inchiffrable, (a) dont il s’agit de reconnaître la portée.

 À propos de l’amour, Lacan soulignait que « l’amour, c’est ce qui permet à la jouissance de condescendre au désir ».

 Une autre question a été de savoir s’il est possible de parler de sujet dans la psychose découle de la définition qu’en extrait Lacan : le sujet est ce qui est représenté par un signifiant (S1) auprès d’un autre signifiant (S2).  Hors, nous savons que certains psychotiques illustrent l’impossibilité de se faire représenter par le langage selon le modèle du discours du maître. Peut-on donc en conclure, au même titre que l’inconscient « à ciel ouvert » qu’il n’y a pas de sujet dans la psychose ?
Nous avons bien évidemment répondu par la négative puisque la clinique nous oblige à supposer du sujet même là où cela semble le moins évident.

Par Stéphane Lagana

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